Hier, soirée cinéma aux nacelles à Annonay avec celle qui m'accompagnait et qui nous transfigurerait presque en rôle titre. Le film appartient au genre "ciné passion" par extension,
culturel en somme ; ces derniers qui furent le prétexte de la création de la carte M'RA en Rhône-Alpes (plusieurs entrées gratuites pour collègiens et lycéens) et que les mômes
feraient mieux d'aller voir plutôt que les innombrables daubes présentées en masse dans le paysage cinématographique. Il raconte l'histoire d'un homme un peu habité, un peu dérangé, adolescent de
la trentaine, photographe à ses heures qui rencontre deux femmes lui ouvrant deux perspectives distinctes d'avenir. L'une est celle de la raison, la brune, incarnant la stabilité et la
simplicité. Elle demeure de plus, à travers leur relation, l'arrangement économique entre les pères par la fusion de leurs entreprises et l'avénement d'une vie professionnelle respectable pour
lui. L'autre, blonde, symboliserait à son tour la passion, d'une force complaisante et destructrice mais volatile, l'amour impossible entre deux torturés. Le film nous rappelle
nos propres
choix, cet éternel dilemme entre ce que l'on sera et ce que l'on serait. Des bons acteurs (Joaquim Phoenix, Gwyneth Paltrow, Vinessa Shaw), une bonne réalisation (James
Gray) et nos regards emportés par l'expérience ; qui ne sont pas ceux de critique cinéma mondain, et ça doit se sentir (voir plus haut) mais aucune importance.
Le vrai problème que suscite ce film à mes yeux ; c'est qu'on se permette de me dire sur un ton paternaliste avant de déchirer mon ticket "Vous savez que le film est
en VO?". Je dois sûrement représenter le contre-pied du public attendu ; proche des quinquagénaires voir un âge plus avancé encore. Toute discrimination confonfue,
après tout ce n'est qu'une remarque, pour guider mes
choix.
Par Bado
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Publié dans : crainte révoltée
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