Dimanche 23 novembre 2008
Je suis de retour depuis hier. J'aimerais raconter en détail mon périple mais je n'y arrive pas. J'ai des souvenirs plein la tête et surement pas le recul nécessaire pour l'exercice.
Peut-être l'aurai-je après quelques jours passés tel un poisson dans l'eau ; de son bocal. L'enfermement tue. La vie recommence, le quotidien, le temps qui ronge. Si je devais réduire le
voyage à un seul évènement, ce serait sans doute l'échange d'informations entre l'aubergiste et ceux qu'il reçoit pour une ou plusieurs nuits. C'est bête mais c'est marquant, et
représentatif. Ce moment permet de se rassurer en sachant où l'on dort et comment. Surtout comment, et pour combien. On se remémore son Anglais approximatif grammaticalement que l'on a
retenu du collège pour s'exprimer et questionner, puis comprendre (anecdote parlante d'une autre Française qui s'est exclamée : "Putain comment on dit petit-déjeuner
déjà?!"). Une fois le paiement effectué, on a le droit d'aller profiter du paysage, plus sereinement. A défaut, on dort dans un local de retrait d'espèces automatique. Mais il faut
savoir se satisfaire de chaque expérience pour en apprécier les vertues.