Hein?

Recommander

Un peu de réflexion.

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Tu nécessites des soins.

Dimanche 3 août 2008
Un sacerdoce et puis s'en va. Trois semaines passées, un peu plus. Du temps avec des jeunes, pas toujours simple(s). L'épuisement semble proche et finalement on s'en sort. Alors pourquoi? Des paysages qui sortent de la réalité mais encore? Peut-être juste cette idée d'aller de l'avant. J'aime encadrer, je ne l'explique pas. Même si c'est complexe, je ne regrette rien, j'assume ces longs jours et ces courtes nuits qui m'ont poussé au retranchement et qui quelque part, tacitement m'étaient voulus. J'écris mal et tard, sans nuance, sans volonté, sans réel espoir de lecture à l'exception d'un égarement. Je repars dès demain et il est tard. Ma journée s'est étendue d'une prise de sang à une forte alcoolisation comprenant toute l'ambigüité de ma vie. Il aura suffit d'un court moment pour me vider et pareillement pour me noyer. Demain l'Ecosse et je ne cacherai pas ma joie. Chaque départ est unique quand bien même "heureux  qui comme Ulysse.", J'accepte mon sort,  même médiocre. Ailleurs s'en suit.
Par Bado - Publié dans : crainte masturbatoire
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 3 juillet 2008

Je signe encore un départ, celui qui annonce les vacances, pas les miennes mais celles des enfants que je m'apprête à encadrer tout ce mois de juillet. Avec pour fief Bayonne, un séjour qui promet d'être aussi intéressant qu'éprouvant. Qu'à cela ne tienne, bien qu'anxieux, je suis impatient d'y être. Les connexions jusqu'au 1er août se feront rare et mes nouvelles encore plus. Je ne sais pas quoi ajouter. Je n'aime pas dire au revoir, alors bien à vous.

Par Bado - Publié dans : crainte fécale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 25 juin 2008
Un deuxième tour de Corse, ou peut-être un premier. Terre de contrastes, trois semaines pour s'en convaincre. Avec moi, un compagnon, enfin une, elle, celle qui partagea tout dans ce petit bout de vie, d'aventures poignantes, semblable aux meilleurs moments de la vie, des heures intarissables, celles qui filent et nous glissent entre les doigts, celles qui ne lassent pas et qu'on ne rattrapera jamais. Au départ de Toulon le 3 juin, au petit matin après une courte nuit à l'hotel, la seule qu'on se sera autorisés et au bout de la traversée ; la Corse. Une arrivée à Ajaccio, progressive avec la déclinaison des îles sanguinaires à l'entrée de la baie, c'était comme si la montagne sortait de la mer. De là, nous avons commencé un enchainement de destinations voulues diverses variant les plaisirs de l'île et dans le sens arbitraire qu'est celui des aiguilles d'une montre. En fait pas tout à fait mais j'y reviendrai. Nous partons donc sur une base de deux nuits dans chaque camping associé au lieu pour lequel nous accordons plus d'attention, armé de notre fidèle guide du routard dernier cru. Nous ferons dès lors escale à Porto-Ota, Calvi, St Florent, Bastia en contournant par le Cap Corse puis Corte et les gorges de la Restonica, Calacuccia et le niolo qui font face au Monte-Cinto (point culminant de l'île) et enfin le grand sud Corse avec Porto-Vecchio où nous terminerons notre route avant l'ultime étape du retour. Evidemment, une telle énumération ne signifie rien, n'évoque que l'ennui pour celui qui l'écoute en face de son interlocuteur passionné mais peu communicatif. Alors qu'est-ce que j'en retiens au final, qu'est-ce qu'il faut partager? Comment expliquer ce que l'on vit loin de chez soi dans un éloignement relatif et qui plus est court dans le temps.

Je ne saurais décrire ce que j'ai ressenti en longeant les calanques de Piana, autant d'enigmatiques roches rougeâtres ressemblant, dans l'imaginaire de chacun et grâce au hasard du temps, à tout un tas de personnages insolites. Ici un loup, ailleurs le diable. Un matin, je me suis aventuré dans l'ascension du capu d'ortu, sommet des calanques. La vue y est splendide sur le golfe de Porto, presque surnaturelle. En partant suffisament tôt j'ai pu me sentir seul au monde, admiratif devant ce que je voyais. Le ciel d'abord couvert s'est au fil de mes pas éclairci ; une chance. L'ancien qui m'avait renseigné sur l'itinéraire était formel : Attention à la brûme, suivez bien le cours d'eau, croyez-moi, j'ai bien dû y monter une dizaine de fois. C'est le genre de discours qu'un profane de la randonnée aime à entendre. Dans ma tête, j'y serai monté par n'importe quel moyen, c'était mon but et j'en étais désormais davantage excité. Je me souviendrai aussi encore longtemps de mon baptème de plongée en mer. Même si je n'ai rien vu d'extraordinaire dans la "grotte aux pigeons" ; site au large de St Florent, une première fois demeure magique et certainement inoubliable. Je confirme tout de même ma rétissance aux profondeurs. Décidément pas mon élément.

La côte ouest est magnifique, les paysages et les villes côtières sont un concentré de splendeurs. Une "route" la longe, enfin "route" est un bien grand mot. Chemin aménagé conviendrait mieux. Comme beaucoup de ces "routes" Corses, elle est sinueuse, étroite, parfois à flanc de falaise, truffée d'éboulis rocailleux et notamment peuplée par des vaches semi-sauvages, et même aussi des brebis égarés mais c'est plus rare. Au fil de nos escales ; mini-séjours d'une durée approximative de deux jours/deux nuits, un pour arriver, en général après deux heures à 40km/h de moyenne sur les "routes" en partant de préférence tôt le matin et un supplémentaire pour découvrir davantage ou lézarder misérablement sur le sable chaud en fonction du mercure. Après deux semaines à courir ici et là, nous arrivons à Porto-Vecchio alors qu'il nous reste une semaine à voir lentement mourir dans notre voyage et nous qui n'en étions pas loin non plus. Rythme soutenu oblige. Nous décidons alors d'y planter une dernière fois notre domicile non fixe. Nous prenons une demi-journée pour aller nous offrir Bonifacio et sa citadelle de bonne heure, donc avant le flot de touristes. Un régal. Sans pour autant dire que c'était une erreur, j'ai quelques regrets d'être peut-être aller trop vite pour attérir, échouer même à Porto-Vecchio en dernier lieu. Porto-Vecchio c'est l'incarnation de tous les plus beaux clichés du littoral corse, la mer d'un bleu clair presque limpide, immaculé, des pins parasols (les cocotiers c'est pour les Seychelles), le sable fin et blanc, un temps magnifique, la chaleur de l'été... Bref un petit paradis. Mais en apparence seulement car le monde qui envahit cet endroit, fort de sa réputation, les cohortes de touristes parvenus ou pauvres, qui s'émerveillent devant des yachts de leurs élites sociales, idôles modernes pendant que ces derniers les regardent depuis leur ponton lêcher une glace, comme le font des fauves en cage. Tout cela m'est apparu infernal. Les plages de palombaggia ou Santa Giula parmi les autres, sublimes au demeurant sont victimes elles aussi de l'affluence monstre. De plus tout est cher, parfois prohibitif, ça va des "parkings" devant la plage aux produits du coin. Tout est bon pour sucer jusqu'à la moelle ceux qui passent par ici. Pourtant je le savais, comme quiconque mais désormais je m'en insupporte de plus en plus. Je peux ainsi prétendre avoir été largement plus séduit par les vaches et les cochons des montagnes et des terres plutôt que les ânes et les moutons plagistes. Ceux qui sont du genre à laisser avec désinvolture trainer leur pied sur le tableau de bord de la voiture ou à travers les vitres. C'est agréable de ramasser ses orteils dans son oesophage quand on rentre dans un de ces congénères. Ils sont aussi de ceux qui transpirent la graisse à traire parce qu'ils aimeraient écrire, en vain, sur leur front : je suis parti bronzer en Corse, what else? Ou encore de ceux qui s'achètent la panoplie de l'attrape-touriste ; casquette, serviette, autocollant, housse pour téléphone, j'en passe. Tout ce qui n'est pas palpitant à mon sens.

Je ne considère pour ma part en aucune manière la Corse sans son arrière pays, ses montagnes et ses habitants bien souvent chaleureux, parfois interloqués que l'on s'intéresse à leur endroit écarté des sentiers battus. Je repense à ces balades effectuées dans les gorges de la Restonica, parvenir jusqu'au lac di melu puis monter au-dessus, marcher dans la neige persistante, seuls avec pour unique envie d'aller un peu plus haut, voir ce qu'il y a derrière cette cuvette de sommets étourdissants qui entourent ceux qui s'y aventurent. A Lozzi faire de même pour s'approcher du Monte-Cinto. Je suis déçu de ne pas l'avoir gravi, les circonstances n'aidant pas. Arrivés samedi soir, office du tourisme fermé, pas de guide (pas totalement fou pour y aller seul). La Corse à 2700m ça doit pourtant être quelques choses. Mais la vie est un peut-être alors pourquoi pas une prochaine fois.

Alors voilà, c'est fini, trois semaines se sont écoulées au fil des campings, des images qui demeureront en nous, des anecdotes qui se prêteront un soir dans une discussion, des petites galères avec les piquets (merdiques!) de la tente, la voiture qui cale et refuse de démarrer à Ponte-Leccia, des coups de soleil. C'est aussi en matériel, une centaine de litres de gas-oil, un appareil photo décédé, quelques pots de crême solaire, une réserve de gaz, pas mal de litres d'alcool (prétexter les vacances pour boire. Minable)... Et au final, le bâteau nous ramène, mon stylo tremble au rythme de la carlingue (oui j'ai fait un brouillon) et de mon inspiration subite (ceci explique cela). J'ai le coeur un peu lourd, entre la satisfaction du retour à la manière d'Ulysse et l'inébranlable envie de repartir, encore. Juste comme ça, pour voir. Aussi, simplement, n'oublions pas de vivre l'instant présent, c'est sûrement lui qui nous guide, ici, là-bas.
Par Bado - Publié dans : crainte globe trottée
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 juin 2008
J'en avais presque oublié de le mentionner. Voilà pourtant une bonne grosse semaine que je suis parti à travers l'île de beauté. Un problème Internet aidant, je l'avoue volontier. Merci AOL et notamment le neuf qui a hérité du bébé sans nous faire profiter de l'accès. Bref, parenthèse close, j'avale ma rancoeurs en silence en attendant la résiliation. Après être passé par Ajaccio, pied à terre classique après l'arrivée du continent, nous avons échoué à Porto puis Calvi, St Florent et actuellement Bastia. Un tour de Corse dans le sens des aiguilles d'une montre qui se terminera comme il a commencé ; la prise du bâteau dans la capitale pour un retour en fanfare. En attendant, je me réserve la suite quand ma connexion n'excédera pas 3€ de l'heure, ce qui n'est pas cher pour la Corse, nous admettrons. Donnons-nous rendez-vous le 24 juin à Toulon si le coeur vous en dit.
Par Bado - Publié dans : crainte révoltée
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 29 mai 2008

C'est fini, je tire un trait sur ma vieille bagnole, celle que j'ai trimbalée et vice-versa, ici et là. Je l'aimais bien, mais quant à elle, ses preuves d'affection paraissaient moins flagrantes. Surtant quand la boite de vitesse m'a laché sur l'autoroute A43. Obligé de retenir manuellement la 5ème avant que le substerfuge même, ne fasse plus effet. Sacré garce, je t'aimais bien tu sais. Je t'ai fait voir l'Espagne, le pays basque, Mimizan, la côte d'azur, Lyon en long, large, travers... En travers, oui. Je t'ai même gardé deux hivers à la montagne où là je reconnais que je t'en ai fait baver. Les 50cm de neige sur le toit enlevé au balai ou à la pelle, les serrures que j'ai bloquées à l'aide du froid, les portières gelées que je refermais à coup de pied ou encore quand j'ai embrassé la rembarde de sécurité en bois dans ce fameux virage, tous deux plein, toi d'abrutis et moi d'alcool. Tu t'en souviens, j'en suis sûr. Oui tu vas me manquer. Quand je pense à tout le fric que tu m'as coûté. Et moi qui te vends pour 550€, 5 billets verts même pas 6, à cette personne qui m'inspirait peu confiance. Mais le berceau de crémaillère branlant, la carrosserie quelque peu viellie et nombre d'imperfections qui te rendaient unique ne sont pas réelles monnaies d'échange dans ce monde. Quand je vois que ton nouveau propriétaire m'appelle encore à propos de ta boite de vitesse qui craque à pratiquement tous les rapports. Dis-lui que je ne compte pas lui répondre, j'ai pris mes précautions administratives pour que pour nous, pour notre adieu, ce soit irréversible. Je sais, je crains mais moi aussi j'ai mes raisons que les voitures ignorent. Bien à toi.

Par Bado - Publié dans : crainte décalée
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 26 mai 2008

Pas mal d'alcool, un concert de métal bien régressif, dix potes réunis, voilà quel était le programme du week-end dernier. Je n'aurais pas cru qu'on puisse se réunir pour une telle occasion. A croire que le métal est un des derniers vecteurs de rencontre, à moins bien sûr que ce ne soit qu'une pure coïncidence. En première partie ; bad chickens et god damn. Respectivement punk rock et trash métal. Désolé pour les puristes. Il faut bien admettre que je ne fais que répéter ce que j'ai lu ou entendu. Le trash, en l'occurence était vraiment bien lourd sans être brouillon, un grand moment. En parallèle au bar, on distribuait généreusement - contre des euros, n'hallucinons pas - miam-miam (1,5€) et glou-glou (2€). Comprenez jambon-beurre de 15cm et bière pression de 25cl. Toutes proportions non gardées, quelques peu ridicules, d'ailleurs. En dernière partie, tant attendu, c'était bien sûr le génial groupe ultravomit qui entrait en scène. Totalement inutile, du grind parodique bien gras. Le délire était au rendez-vous avec les désormais légendaires titres : "croute de pue, prout de cul", "darry-cowl chamber", "jack chirac" et bien d'autres. 3h30 plus tard, retour progressif de l'audition puis retour tout court. Mais je peux en tous les cas prétendre que je préfère collectionner les canards (vivants) plutôt que les merdes de l'eurovision, surtout que cette année c'est le dessus du panier qui a remporté le trophée. On constate un sacré contraste entre la musique  et la musique induite. Tout un paradoxe.

Par Bado - Publié dans : crainte révoltée
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 21 mai 2008
Je peux dire que je connais le genre d'angoisse procuré par cette interrogation récurrente : "Vous faites quel métier Monsieur? Vous êtes peut-être toujours étudiant? - Heu... Enfin c'est compliqué, ma situation, en fait..." Alors on respire bien fort et on reprend, on explique, on se justifie. La justification, c'est certainement la chose qui m'exaspère au plus haut point. Il faut dire qu'au cours des dernières semaines, mon non-avenir professionnel et l'attention qu'on lui porte est particulièrement velu. Souvent je me demande quel rendez-vous entre celui de l'assedic, l'anpe ou la mission locale est le plus dramatique. Si on regarde hyprocritement sa montre en donnant l'impression de surveiller ses pieds, c'est un bon indice. Alors oui je suis paumé, une pauméitude particulièrement ancrée dans l'instabilité. En effet, quelque soit le travail, la motivation s'estompe. Je peux comprendre que galérer pour une misère plus tard réinvestie dans l'achat de merdes complétement inutiles - quelque soit la hauteur de la misère soit dit en passant - mais il ne faut définitivement plus compter sur moi. Un jour on m'a dit, "Travaille comme si tu n'avais pas besoin d'argent". Probablement une phrase de riches. Voilà pourquoi lorsque l'on me propose officiellement d'aller "vendre et gérer un stock de chaussures de sport" - en non-langue de bois, ça signifie faire le manard dans une réserve - cela ne m'interpelle peu. C'est aussi hautement valable pour les formations de 6 mois qui préparent à des concours de niveau V. Désolé, je pense avoir mieux à faire que de gonfler les effectifs de ceux qui finiront par conseiller les autres, les paumés. Grand bien vous fasse mais prière de ne plus m'associer à votre ressemblance.
Par Bado - Publié dans : crainte misanthropique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 18 mai 2008
Je me souviens d'un prof au collège qui nous avait dit : "la seule raison qui peut pousser les Français à la révolution c'est le prix du litre d'essence à 10 balles". D'accord, il n'est pas à 10 euros mais si je fais mon petit calcul 1,52 multiplié par 1,55957, ça donne bien 10 francs et même en  tenant compte de l'inflation, ça commence à faire cher pour les classes populaires. Oui parce qu'il parait que le pouvoir d'achat moyen a augmenté. Je me serai passé de savoir qu'il y avait encore plus de très riches et donc par antagonisme, plus de très pauvres. Cons de journalistes tiens. Heureusement maintenant c'est plutôt le prix du gazole qui augmente. Avec trois quart des consommations ça fait tampon avec le reste et sans toucher à la TIPP. Pas mal joué. Je repense donc chaque jour à cette phrase de ce professeur, d'histoire-géo d'ailleurs, qui résonne en moi et qui bien entendu sonne de plus en plus faux puisqu'il n'y a pas plus de révolution que ça. L'espoir s'amoindrit. En tout cas, j'ai pris mon billet pour la prochaine révolte, j'espère ne pas en perdre une miette. C'est bien ça "Il n'y a plus rien'. Pardon Léo Ferré pour être toujours 40 ans après, dans la même perdition que ton texte.
Par Bado - Publié dans : crainte révoltée
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 14 mai 2008
Je m'offusquerais en apprenant l'inverse. Bien qu'en général, la lumière de mon PC soit la dernière éteinte de la pièce et souvent à l'inverse la première allumée, je ne me sens pas dépendant. Avouons que l'on passe quand même de très bons moments : entre les jeux en ligne gratuits ou non qui vous pourrissent l'existence "Merde, est-ce que j'ai bougé ma flotte?!", les yeux qui restent collés devant msn à attendre comme un steack dans une poële que l'on vous change de position - le sel et le poivre seraient alors les amis -, les innombrables conneries qui donnent une réelle idée de l'infini, et bien sûr les blogs et facebook, l'autre idée du contact "tour par tour", jour après jour et nuit après nuit. Internet s'inscrit dans la définition de la procrastination (l'idée de toujours repousser ce que l'on a à faire, d'important). Tant pis, je boude encore un peu la réalité et je sors, c'est promis. En tout cas, j'irais au moins ramper jusqu'à la télévision regarder si le monde n'a pas changé. Quels cons ces spectateurs.

Note introspective : Peut-être que rajouter quelques photos mettra un peu de couleur.
Par Bado - Publié dans : crainte fécale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 13 mai 2008
Après plusieurs jours ailleurs, c'est toujours pareil. On a la brève sensation d'avoir vécu quelques choses d'autre, de mieux. On s'est crevé mais ça vallait le coup. On reviendra voir à quoi ça ressemble dans plusieurs années, juste comme ça. Helsinki, ça signifie "la fille de la Baltique" et c'est beau en long, en large, en travers, à pied, en bâteau, en tram. J'ai peine à croire que je puisse tirer quelques conclusions que ce soit sur ce pays et le faire serait une grossière erreur. Je me pose des milliers de questions, voilà tout. Et je n'ai en réalité satisfait qu'un désir de surface. J'ai rencontré quelques personnes, des hotesses la plupart du temps, le patron de l'auberge, des serveurs auxquels j'ai baragouiné un Anglais médiocre qui m'a permis de m'en sortir, une fois de plus. Helsinki est une capitale européenne qui respire l'argent, globalement tout est cher, l'alcool particulièrement (paye ta référence de prix). Une raison à ça ; il est vendu exclusivement dans des magasins d'état. ça contrôle le fléau. Heureusement, il y a la bâteau reliant Tallinn ou Stockholm qui permet une recharge efficace et peu onéreuse en denrées alcooliques et tabacologiques, éventuellement aussi alimentaires. Tallinn est une ville beaucoup plus nuancée. On se sent oppressé quelque part et c'est étrange. A côté de ça, la jeunesse dorée ne connait pas de voitures plus petites et moins puissantes qu'une audi S4 ou une porsche cayman. L'ensemble demeure autour ou à l'intérieur de fortifications. Je ne saurai dater l'époque avec certitude. L'influence orthodoxe du 19ème siècle y est omniprésente. Pour revenir à Helsinki, je dirai qu'il est nécessaire de vivre des expériences nocturnes pour aller à la rencontre. Helsinki by night lorsqu'on s'aperçoit qu'ici encore, ce pays ne conçoit la bière que sous la forme de pintes ou de formidables. Les Finlandais sont beaucoup plus ouverts une fois ivres morts. D'ailleurs ça se décline volontier au féminin. A ce propos, ils s'émerveillent à chaque fois de rencontrer des Français "Oh, from France, really?!". Nous sommes pour notre part repartis un dimanche, pendant que la ville sommeillait, en jalonnant les flaques de vomis. J'aime l'ambiance des aéroports même si je ne l'explique pas. Bien à vous.
Par Bado - Publié dans : crainte globe trottée
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés