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Tu nécessites des soins.

Vendredi 9 janvier 2009
Non je n'écris pas une seule fois par mois, c'est une idée. Quelque part par ici, la vie va, parfois mieux. Je m'expose et j'entreprends. Les choix s'avèrent plus simples, l'existence un peu plus parallèle au quotidien, dans une marge soignée, travaillée ou peut-être au contraire dévastatrice mais en beauté. Un sourire et tout s'en va, les émotions faciles et je vais bon train vers l'ailleurs, dans son oubli. Que se passe-t'il? Rien. Sinon tout. Justement, démultiplication des sensations, des passions. Je vis par procuration des envies, le reste en sus, pour voir. Je ne déguste pas, j'exulte en liesse. Saveurs, s'il vous plait. Rien n'appartient à rien, tout pour tout, qu'importe dans tout ce qu'il existe de plus fou, flou.
Par Bado - Publié dans : crainte masturbatoire
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Mercredi 10 décembre 2008

C'est reparti pour un tour. Valmeinier 1800 m'attend ainsi que la neige, le magasin dans lequel j'exerce, les saisonniers, l'appartement, les relous, les sympas, les vacanciers quoi. Oui car la dénomination "saison d'hiver" suscite souvent la réaction suivante : "et t'es moniteur de ski là-haut? - non je suis skiman" réponds-je alors. Pour installer le contexte, il est nécessaire de comprendre le fonctionnement d'une station de ski. On peut aisément la comparer à une société à petite ou à grande échelle et dans laquelle, logiquement, la seule prise de cours de skis/surfs avec les "Dieux" rouges ne suffit  pas à la faire fonctionner. Chacun a sa place dans cette grosse machine. Et si je conceptualise à outrance, je dirai que nous sommes là, à valeur égale, dans le but de faire rêver les foules, de partager avec eux l'amour pour la montagne et les activités qui lui sont liées. En l'occurence, je m'occupe de louer des skis aux touristes peu ou pas équipés (d'ailleurs je suis plus attitré aux chaussures, que je préfère allégrement... Ah les goûts et les couleurs), de les entretenir, de les réparer, de vendre un peu de matériel, etc...

Evidemment le travail en lui-même bien que relativement intéressant n'explique pas à lui seul l'engouement de cette satisfaction répétée à signer saisons après saisons. Dans cette station, et particulièrement dans celle-là, demeure une atmosphère difficilement explicable pour ceux qui n'y sont pas initiés et qui nous rassemblent, nous ressemblent aussi. Nous sommes aussi éphémères que cet or blanc qui fait vivre toute cette région, parfois peu reconnus mais peu importe encore une fois. Pendant quatre mois, j'aurai cette opportunité extraordinaire (et c'est le mot juste) de vivre à fond les sensations uniques d'une glisse sur toutes les neiges, tantôt poudreuses, façon "moquette", bétons, ou encore bien lourdes, d'en user d'en abuser en laissant sa trace à grande vitesse, ou de s'abîmer sur plus accidenté, de respirer l'air pur laissant présager les journées "grand soleil", de créer du lien entre nous tous, d'évoluer dans une vraie communauté... Et j'ai hate, j'attends d'ailleurs ça depuis 8 mois. Désolé si je vous ai faits baver. Et enfin si vous voulez toucher du doigt ce que je vis, faites un saut me voir. Enfin je dis "me voir", vous verrez bien ce que vous voudrez.

Par Bado - Publié dans : crainte globe trottée
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Vendredi 5 décembre 2008
Hier, soirée cinéma aux nacelles à Annonay avec celle qui m'accompagnait et qui nous transfigurerait presque en rôle titre. Le film appartient au genre "ciné passion" par extension, culturel en somme ; ces derniers qui furent le prétexte de la création de la carte M'RA en Rhône-Alpes (plusieurs entrées gratuites pour collègiens et lycéens) et que les mômes feraient mieux d'aller voir plutôt que les innombrables daubes présentées en masse dans le paysage cinématographique. Il raconte l'histoire d'un homme un peu habité, un peu dérangé, adolescent de la trentaine, photographe à ses heures qui rencontre deux femmes lui ouvrant deux perspectives distinctes d'avenir. L'une est celle de la raison, la brune, incarnant la stabilité et la simplicité. Elle demeure de plus, à travers leur relation, l'arrangement économique entre les pères par la fusion de leurs entreprises et l'avénement d'une vie professionnelle respectable pour lui. L'autre, blonde, symboliserait à son tour la passion, d'une force complaisante et destructrice mais volatile, l'amour impossible entre deux torturés. Le film nous rappelle nos propres choix, cet éternel dilemme entre ce que l'on sera et ce que l'on serait. Des bons acteurs (Joaquim Phoenix, Gwyneth Paltrow, Vinessa Shaw), une bonne réalisation (James Gray) et nos regards emportés par l'expérience ; qui ne sont pas ceux de critique cinéma mondain, et ça doit se sentir (voir plus haut) mais aucune importance.



Le vrai problème que suscite ce film à mes yeux ; c'est qu'on se permette de me dire sur un ton paternaliste avant de déchirer mon ticket  "Vous savez que le film est en VO?". Je dois sûrement représenter le contre-pied du public attendu ; proche des quinquagénaires voir un âge plus avancé encore. Toute discrimination confonfue, après tout ce n'est qu'une remarque, pour guider mes choix.
Par Bado - Publié dans : crainte révoltée
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Mardi 2 décembre 2008

Qu'est-ce que la procrastination? J'utilise souvent ce terme pour décrire mon existence. C'est en fait la tendance à toujours remettre à plus tard ce que l'on pourrait faire immédiatement. Si je le remets dans mon contexte, on peut y voir une forme d'immobilisme, une peur de l'engagement, de la fainéantise, une complaisance dans le misérabilisme individuelle. Et tout un tas d'autres choses qui peuvent se retrouver dans cette énumération à tendance digressive.

 

La suite de cet état contemplatoire est sans nul doute la réaction, qu'importe le temps que ça prenne. Je ne sais quel déclic m'a permis d'avancer considérablement ces derniers jours, ces derniers mois mais je me suis aperçu que j'arrivais au bout du chemin et qu'il me fallait en emprunter un autre. Décider n'est pas renoncer. Je vieillis et je fais dans un même temps le deuil d'un bon nombre d'années pour construire ma vie. J'ai vocation d'évoluer et je ne le refuse plus. J'arrête de me mentir, ce qui est à mon sens la traduction la plus nette de l'assujettissement. Je m'interroge continuellement sur ce dernier d'ailleurs. Je me souviens avoir déclaré "chacun est libre de s'attacher à ses propres chaînes". Je doute désormais sur cette liberté que je crois intimement determinée, alors on l'arrange en la cachant. Fuir ou se cacher ; voilà ce qu'il en résulte. Ma dépendance m'a appris à ne plus me complaire ni dans l'un ni dans l'autre.

 

Mon actuel mode de vie ; l'emploi saisonnier qui est une forme de refus du contrat de travail à vie, aspire  à un manque cruel de reconnaissance (marginaux pour l'état - qui pourtant s'en use pour transformer la France en grand musée ou en grande station balnéaire- viles chômeurs potentiels pour l'ensemble des vrais travailleurs - bien contents d'être en vacances pendant que nous les servons) et suscite aussi le rêve d'un détachement aux réalités, sociales et matérielles. Pourtant je pense avoir vécu comme ça pour l'échappatoire et pour l'instabilité et non pour proposer une alternative à la vie "normale".

 

Le désordre demeure la négation de l'équilibre, illusoire et éphémère. Il est aliénant et ne répond en rien aux successives interrogations qui peuvent tarauder les hommes. Alors plutôt que de le chasser, je l'intègre et j'avance encore un peu plus pour peut-être un jour pouvoir comprendre, exister et jouir d'un réel changement.

Par Bado - Publié dans : crainte masturbatoire
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Mardi 25 novembre 2008

Attention le texte qui suit, use et abuse d'un vocabulaire propre à facebook.

 

Je suis un tantinet narcissique et j'assume, c'est mon principe. Avoir un compte facebook permet de développer à souhait ce penchant, différemment d'un blog (également un bon moyen). Maintenant tout irait bien dans le meilleur des mondes virtuels (possibles) si une nouvelle fonction ne venait pas pointer le bout de son nez vicieux. Un certain nombre de groupes émerge en promettant, après avoir invité quelques dizaines d'amis, d'identifier ceux qui viennent regarder notre profil. Le procédé (sorte d'évolution de la chaîne) existait déjà pour les paris plus ou moins débiles avec un élément généralement commun ; la nudité, pornographique ou ridicule. Admettons.

 

Mais dans notre cas, même si je m'imagine que tout n'est que vaste supercherie, je m'interroge sur l'intérêt. La curiosité est un défaut infantile, le voyeurisme, celui adulte. Pourquoi vouloir savoir qui s'intéresse à nous? Qu'espère-t-on satisfaire ou rassurer? Les millions de vies merdiques (oui, pour la plupart, soyons honnêtes) rassemblées dans le "trombinoscope" et qui quand bien même intéragissent entre elles - quoiqu'on distingue beaucoup de monologues dans tout ce qui est dit - se moquent bien des autres. Nous sommes des narcissiques, rappelons-le. Pourtant parfois, on navigue parmi les épaves et autres naufragés, à la manière d'un vautour, mais anonyme et donc libre. Rassurez-vous tout de même, je ne pense pas que beaucoup changent leurs habitudes parce qu'ils pourraient être un jour démasqués.

 

Alors finalement, bien que déçu, je crois que je souris à l'idée qu'une belle idée puisse s'autodétruire avec ses propres armes. On se tire un bon coup dans le pied et on court mettre les photos, et au bout de 10.000 personnes dans le groupe, on se fait l'autre, c'est promis.

Par Bado - Publié dans : crainte fécale
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Dimanche 23 novembre 2008

Je suis de retour depuis hier. J'aimerais raconter en détail mon périple mais je n'y arrive pas. J'ai des souvenirs plein la tête et surement pas le recul nécessaire pour l'exercice. Peut-être l'aurai-je après quelques jours passés tel un poisson dans l'eau ; de son bocal. L'enfermement tue. La vie recommence, le quotidien, le temps qui ronge. Si je devais réduire le voyage à un seul évènement, ce serait sans doute l'échange d'informations entre l'aubergiste et ceux qu'il reçoit pour une ou plusieurs nuits. C'est bête mais c'est marquant, et représentatif. Ce moment permet de se rassurer en sachant où l'on dort et comment. Surtout comment, et pour combien. On se remémore son Anglais approximatif grammaticalement que l'on a retenu du collège pour s'exprimer et questionner, puis comprendre (anecdote parlante d'une autre Française qui s'est exclamée : "Putain comment on dit petit-déjeuner déjà?!"). Une fois le paiement effectué, on a le droit d'aller profiter du paysage, plus sereinement. A défaut, on dort dans un local de retrait d'espèces automatique. Mais il faut savoir se satisfaire de chaque expérience pour en apprécier les vertues.

Par Bado - Publié dans : crainte globe trottée
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Dimanche 9 novembre 2008
Ecrit samedi en 8, dans le train reliant Århus à Copenhague.

Une première semaine bien entamée, nous aussi un peu, une immersion qui vit au rythme des trains qui partent à l'heure, et alors vers les points qui retiennent notre attention et pour lesquels nous nous attardons. D'abord Amsterdam et ses canaux concentriques, la ville qui a un pied sur terre, l'autre à l'eau et la tête dans les nuages. La brume accompagne généreusement notre balade le long des quais, au hasard des rues, des visites, de notre appétit et de notre propention à la découverte. Ici c'est un peu le refuge européen pour quiconque se refusant à transgresser chez lui la réglementation concernant les drogues (appelons-les "naturelles") et la prostitution. L'esthéthique du sexe et son omniprésence est un aspect non négligeable de l'ensemble (musées, salons, vitrines...). A chacun sa bouffée d'air, tantôt hallucinante, planante ou sexuellement hygiénique. Les petits revendeurs de drogues, illégales cette-fois ont pignon sur rue, surtout la nuit. Ils nous soufflent délicatement d'un chuchotement discret ce dont ils disposent. On y fait son marché entre les rondes des policiers, masses informes jaunes et dissuasives. Deux jours à flaner et nous repartons, d'une gare à une autre en train couchette. Le calme retrouvé fut vite perturbé au petit matin quand un contrôle d'identité inopiné survint. Un policier danois, apparemment, une lampe torche et un ton ferme et directif en guise de langage universel. Il semblait alors nécessaire de comprendre qu'il n'est pas possible de voyager sans contrainte, administrative cette fois, et c'en est une. L'autorité a ses vertus humiliantes qui la distinguent du simple citoyen venu la croiser ici. Après on se rendort et on attend l'arrivée en rêvant. Depuis trois jours, nous avons beaucoup pris le train (peut-être l'inverse), rencontrer les Danois qui eux travaillent et vivent le quotidien. Nous sillonons le pays avec jusque là une principale halte à Århus. Il fait jour de moins en moins longtemps. C'est encore plus flagrant lorsque le ciel est couvert de nuages aux pluies abondantes. Hier nous sommes partis de bonne heure pour Skagen en passant par Aalborg, pour satisfaire à mon sens cette d'envie d'aller tout au bout des choses. Mais on ne fait rien complétement, on s'assume constament dans l'inachevé ; comme si l'on picorait dans un buffet servi à volonté. Nous parcourons du regard les lieux, nous ouvrons des légions de portes sans pour autant les pénétrer. Ce matin, nous nous échappons pour Copenhague, le train berce à juste titre ma mémoire. Ainsi je me souviens de ce matin quand j'observais Århus sommeillant encore, digérant la nuit de fin de semaine pareille au massacre du temps qui nous emprisonne les autres jours, à s'enivrer, à se salir, le soleil de l'aube éclairant alors en cette heure Århus fatiguée, saoule, se remettant doucement de la veille avant que tout ne recommence. Et moi, témoin malgré moi, je continue mon chemin à assouvir lentement cette soif d'instants uniques qui jallonnent encore ici et là, par milliers, ce monde.
Par Bado - Publié dans : crainte globe trottée
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Dimanche 2 novembre 2008
Dès demain j'entame un nouveau départ pour l'inconnu, en Europe du nord, un voyage en train de trois semaines avec ma compagne de vie, plusieurs pays à parcourir, des foules de souvenirs à engrenger. Je suis partagé entre l'excitation, la peur, l'ivresse un peu, l'envie, le besoin de passer à encore autre chose. J'aime transiter par ma région natale mais que lorsque ça ne dure que quelques jours, juste le temps de se dire, qu'on ne l'a pas. Dans ces moments, je pense au poème de Baudelaire "Le voyage" où chacun construit sa fuite ou sa propre satisfaction. Je ne sais pas ce qu'on mettra dans celui-ci, quel sens il aura. "[...]trouver du nouveau", peut-être simplement ça, sans autre espoir. Envie de se désespérer un peu plus loin et revenir, à la manière d'Ulysse, faire transpirer du regard sa sérénité mais aussi une implacable incertitude sur ce qui nous entoure et sur notre identité.

"Qu'aimes-tu dans les départs, Ménalque? Il répondit : - l'avant-goût de la mort."
André Gide, les nourritures terrestres.
Par Bado - Publié dans : crainte masturbatoire
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Dimanche 2 novembre 2008
Je vis souvent assez mal la rupture avec un miieu dans lequel je me sens bien. Il en va naturellement de même lorsqu'il s'agit d'un centre de vacances. J'ai parfois cru pouvoir l'éviter ou tout du moins l'atténuer. Mais les émotions sont trop fortes dans ce microcosme. Elles vont bon train sans concession, sans contrainte. Entre les enfants, entre nous, entre eux et nous. Les jours passent et l'on s'acclimate ensemble dans ces mûrs, les uns sur les autres, on s'accomode de l'incomodité du tout pour le groupe. On travaille sans compter pour l'épanouïssement du public, on se met en scène, on crée du lien. Les courtes nuits nous rappellent au combien le sommeil est fragile et interdépendant du reste, entre le manque de temps provoqué par l'intime nécessité de bien faire, elle-même régie par un rythme soutenu qui ne tolère l'économie. La semaine défile sans que l'on n'y puisse rien et tandis que certains s'empressent de rentrer, éreintés par la plus légitime fatigue ; celle du sacrifice, les autres s'en attristent. Nos fonctions sont autant de sacerdoces dans ce monde, motivées par la seule foi qui nous rassemble ; l'amélioration et la correction des générations à venir pour donner du sens au tout. Puis vient la fin, les sincères accolades et marques d'affection, le résultat d'une riche expérience, d'une vie à part, courte dans l'absolu lorsque ramenée au reste. On se quitte le long de la route ou sur le quai d'une gare, on s'embrasse, on s'immortalise en pensant à ce temps commun qui représenta la vie du groupe et qui n'existera plus. L'ensemble se scinde, morceau par morceau, conscience par conscience, se promettant de garder contact, souvent en vain, le temps s'affairant à dissoudre dans son infinité tout ce qu'il a pu se passer auparavant.

Je citerai pour terminer ma complainte nostalgique Elie Wiesel :


“The opposite of love is not hate, it's indifference. The opposite of art is not ugliness, it's indifference. The opposite of faith is not heresy, it's indifference. And the opposite of life is not death, it's indifference.”

Par Bado - Publié dans : crainte fécale
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Mardi 14 octobre 2008
Un défaut de port de la ceinture de sécurité équivaut à 90€. Il y a des équations simples dans la vie. Tout à l'heure je roulai comme à mon habitude, vite, ivre, sans ceinture en raccrochant mon téléphone portable, electro-dub en fond sonore. J'ai été arrêté dans le rond-point de mon village pour cette ceinture que je n'ai accrochée que lorsque j'ai aperçu la "force de l'ordre". Trop tard forcément, ce réflexe est con mais il est automatisé et peut s'avérer payant (en fait c'est l'inverse) selon ma dextérité. Sermont classique sur la sécurité, l'amende formalisée, les formules d'usage et mon indifférence. Non je n'attache pas ma ceinture dans mon habitacle, privé au demeurant, et j'emmerde les raisons qui m'y obligent. Tout comme ces ronds points qui trompent, les 60 millions de traitres incapables d'avertir par peur ou cécité et surtout les groupes d'assurance qui ont rendu obligatoire la raison du contentieux pour ne plus rembourser les dites fractures du crâne et ainsi économiser sur nos dotes mensuelles. Je n'obéirai pas plus, défait de cette somme qui n'est autre qu'un impôt déguisé même si des lois sont établies par des sous-êtres costumés illégitimes, défendues par des sous-êtres vétus de bleu et soutenues par la masse. Alors j'assume mais qu'il soit érigé en certitude que la seule attache qui m'incombera sera celle scellant mon tombeau six pieds sous terre.
Par Bado - Publié dans : crainte révoltée
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